Est-il possible de placer sa maison où l’on veut sur un terrain constructible ?

La réponse n’est pas si facile que cela.

En premier lieu interviennent les règles d’urbanisme qui obligent souvent de respecter des distances par rapport aux terrains voisins (limites séparatives), de l’ordre de 4 m, ou de devoir laisser vacante une partie de votre future façade libre en prévision de l’élargissement de la rue (parcelle frappée d’alignement).

Préalablement à l’achat du terrain, vous devez obtenir, auprès de la mairie, un certificat d’urbanisme afin de connaître ces différentes dispositions.

Par exemple, un terrain en bordure d’un petit vallon ou d’un ruisseau. Il est assez pentu en partie haute et plutôt plat vers le cours d’eau. En bas, la plate-forme naturelle d’une quinzaine de mètres de largeur paraît idéale pour bâtir.

Or, il est fortement possible que les berges du ru soient peu propices en raison d’un risque d’inondation ou bien à cause de la présence d’eau dans sol. Dans ce cas il serait recommandé de construire plus haut, dans la pente. Cela modifierait considérablement les possibilités et surtout le coût de la construction.

…Du point de vue technique

Dans tous cas il y a une solution. Le problème comme souvent c’est le budget accordé pour entrer dans une situation constructible optimale.

Il peut varier de 10 000 à 100 000 euros !). Rassurez vous avant de passer par l’étude de sol, renseignez vous auprès du voisinage pour connaître la nature des terrains avoisinants le votre. Cela vous permettra de ne pas vous lancer dans une dépense peut être inutile car dissuasive par son prix.

La qualité du sous-sol est aussi à prendre en compte.

En temps que Maître d’Ouvrage (et oui c’est comme cela que ce nomme l’acheteur) vous devez mandater une société qui n’est pas dans la plupart des cas la même que celle qui construira la maison ou alors le constructeur vous demandera de toute façon de la financer.

Suivant le type de terrain le coût n’est pas indolore !!!

Même si le terrain est pourri il y a toujours des solutions constructives.

Dans certains cas comme pour les immeubles on a recours à des pieux d’une longueur moyenne de 18 mètres.

Une autre chose un terrain sableux n’est pas un mauvais terrain, loin s’en faut. C’est même un terrain souvent plus propice à une construction par rapport aux marnes granuleuses constituées de gravats d’autres constructions donc n’ayant pas un coefficient de pénétration égale sur toute la surface et la profondeur !!

Toutes ces informations peuvent être décisives pour choisir le terrain. Une parcelle peu chère deviendrait indirectement hors de prix si des fondations spéciales étaient requises pour édifier un pavillon.

Une fois que le terrain sera acquis, ou lors du compromis si l’on nourrit vraiment des doutes suite à l’enquête de voisinage, l’approche technique devra être confiée à un bureau d’études de sols…

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